À propos

La vision de l’Institut de Formation International de Marseille (IFIM) comporte trois éléments principaux:

  • Le ressourcement des églises locales en France dans le domaine de l’enseignement biblique.
  • La formation de futurs pasteurs ou missionnaires
  • La mission elle-même, notamment en Afrique Sub-saharienne et en Afrique du Nord.

L’IFIM cherche à maintenir un équilibre dynamique entre la Parole et l’Esprit. Notre prière est que les étudiants qui passent par l’IFIM ou bénéficient de près ou de loin de ses cours puissent vivre la puissance de l’Esprit de Dieu dans leur vie, suivre Jésus dans leur génération, être des ouvriers efficaces dans la moisson du Seigneur.

Fondé en 2008

Élisabeth et Jean-Hugues Jéquier sont arrivés à Marseille en été 2008 et ont commencé l’école biblique en septembre de la même année avec 7 étudiants sur place, 20 heures par semaine. Le cursus durait 2 ans, Colin Dye venait enseigner sur place régulièrement ses propres manuels de l’Epée de l’Esprit et d’autres orateurs étaient invités à compléter le tableau.

Depuis la crise du Covid, l’école est passée à un enseignement par visio-conférence, ce qui a pemrit d’élargir son audience. Le site internet que vous consultez vous indiquera la forme qu’ont pris les cours aujourd’hui et les modalités pour les suivre.

Quelle est la théologie enseignée par l’IFIM ?

Par théologie, il ne faut pas entendre ici la somme des connaissances théologiques enseignées à l’IFIM, mais le courant théologique auquel l’IFIM se réfère. Voici quelques réponses:

1. Nous ne vivons pas dans l’illusion d’enseigner seulement « la Bible », tant il est vrai que notre manière d’interpréter le texte biblique et de le vivre est nécessairement coloré par notre arrière-plan théologique. Il est donc plus honnête de reconnaître ses présupposés que de prétendre n’en avoir aucun.

2. Nous avons une théologie « pentecôtiste », ce qui pourrait ne pas vouloir dire grand-chose pour la raison suivante: les pentecôtistes sont apparus récemment sur la scène de l’histoire de l’église, depuis le tout début du 20ème siècle et n’ont donc pas eu le temps d’élaborer une base théologique très large, même si les pentecôtistes comptent aujourd’hui beaucoup de théologiens. Pour être simple, nous allons simplement souligner quelques spécificités de l’approche pentecôtiste dans le domaine théologique dans les points qui suivront.

  • Le pentecôtiste est à la fois fidèle à l’héritage de la Réforme, étant membre de l’Alliance Evangélique mondiale, mais il a aussi des racines qui plongent dans la « réforme radicale », celle des anabaptistes, et beaucoup plus récemment dans le mouvement de sainteté de la fin du 19ème siècle.
  • « C’est ce qui a été dit »: Dans Actes 2, lorsque les Juifs de Jérusalem s’étonnent de l’expérience de la Pentecôte vécue par les premiers disciples, Pierre leur répond : c’est ce qui a été dit par le prophète Joël, et cite à l’appui de leur expérience la prophétie disant que l’Esprit serait répandu sur toute chair et qu’ils prophétiseraient. En d’autres termes, la théologie pentecôtiste estime que le chrétien des derniers temps peut vivre les mêmes expériences que le chrétien du 1er siècle de l’histoire de l’Eglise.
  • Le baptême du Saint-Esprit est compris comme une expérience subséquente à la nouvelle naissance par les pentecôtistes. Par contraste, les évangéliques classiques l’identifie à la nouvelle naissance. Il s’agit d’une approche différente face au texte biblique.
Lloyd Jones, dans l’introduction de son livre « Joy unspeakable » explique que l’on court deux dangers: celui de l’illuminisme, consistant à mettre une révélation personnelle au-dessus du texte biblique, et celui de l’incrédulité consistant à interpréter les textes bibliques en fonction de notre non -expérience des miracles dans notre temps. Il estime que le premier danger est écarté assez facilement car finalement assez visible, mais que le second est plus subtil. Au sujet de l’extrême onction pratiquée par les catholiques et la guérison des malades, Calvin estimait, dans son Institution Chrétienne, que puisqu’on ne voyait plus de guérisons, cela voulait dire que Dieu avait limité ces miracles aux temps apostoliques. Calvin, luttant contre les superstitions catholiques, jetait ainsi le bébé avec l’eau du bain. Lloyd Jones explique que c’est à nous de remettre notre expérience face au texte biblique et non au texte biblique à s’adapter à notre expérience ! Et c’est là toute l’approche d’un pentecôtiste. Oui, les pentecôtistes seront plus facilement poussés à sortir du cadre biblique et sujets à l’illuminisme, ils ont souvent été accusés de le faire, mais cela n’a pas été autant le cas que l’on veut bien le croire et aujourd’hui ce danger est largement écarté.
  • Le chrétien pentecôtiste se voit comme étant lui-même un personnage biblique. Pour lui, la Bible est un script, plutôt que des « écritures ». Il cherche à suivre le script. Les pentecôtistes ne se sont donc pas beaucoup intéressés aux débats des évangéliques fondamentalistes avec les protestants libéraux, même si aujourd’hui les choses ont changé. Ils ont gardé un regard simple et ont plus cherché à vivre qu’à approfondir l’interprétation biblique.
  • A notre époque, les pentecôtistes (notamment en France) ont subi l’influence des facultés de théologie évangéliques parce qu’ils n’avaient pas leurs propres facultés et ils sont devenus beaucoup plus « politiquement corrects » qu’ils ne l’étaient au début du vingtième siècle où on les considérait comme des fanatiques dans les milieux protestants. Mais on pourrait se demander jusqu’à quel point ils ont gardé leurs propres fondamentaux.
  • Nous sommes donc en tant qu’IFIM attachés à cet héritage pentecôtiste, ce qui ne nous empêche pas de traiter des sujets tels que l’apologétique et de puiser dans les fonds évangéliques classiques pour répondre à ce genre de questions. Le président de l’école, Colin Dye, a été influencé par R.T. Kendall, successeur de Martin Lloyd Jones à la Westminster Chapel à Londres. R.T. Kendall, bien que calviniste convaincu et enseignant renommé, s’est ouvert au pentecôtisme dans les années 1990 et enseigne aujourd’hui qu’il ne faut pas qu’il y ait de divorce entre la Parole et l’Esprit, ce qui a souvent été le cas dans l’histoire de l’Eglise.
  • Contrairement à beaucoup de dénominations pentecôtistes dans le monde, nous n’enseignons pas qu’un chrétien peut « perdre son salut », étant justement redevables à l’enseignement de R.T. Kendall à ce sujet.

3. Finalement, bien qu’héritiers du courant pentecôtistes, nous sommes également conscients de certaines de ses faiblesses. Il me semble qu’un des dangers subtils de notre héritage touche à notre ecclésiologie. Même si l’exercice des dons dans l’assemblée devrait dans la pratique tendre au « sacerdoce universel » prôné par Luther, puisque tous les membres peuvent apporter quelque chose, une prophétie, un chant inspiré ou autre, il se trouve que souvent dans nos milieux, le « leader » a tendance à concentrer l’exercice des dons spirituels sur lui-même. Au point que certaines églises de type pentecôtistes ont tendance à fonctionner sur le modèle de l’église catholique où le prêtre est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le curseur est placé sur le leader charismatique qui « reçoit » de Dieu. Le membre d’église demande à son pasteur de prier pour qu’il lui dise la couleur de la voiture qu’il devrait acheter, ce qui est caricatural, mais pas toujours! Alors que le curseur devrait être placé sur ce que dit la Bible et sur l’obéissance aux saintes écritures.

Quel est le principal matériel d'enseignement?

L’IFIM enseigne depuis le début les 12 manuels « l’Epée de l’Esprit, une école du ministère dans la Parole et dans l’Esprit » de Colin Dye. Elle donne également des cours sur d’autres thèmes pour compléter.

Quel est son statut juridique ?

L’IFIM est une association 1901 déclarée en Préfecture le 1er juillet 2008 à Marseille. «Institut de formation », l’IFIM poursuit donc un but de formation. Si le mot « biblique » ou « théologique » ne figure pas dans la dénomination, c’est qu’à l’époque, nous avions ajouté une branche « école de langues ». C’est seulement quelques années plus tard que l’activité langues a été séparée.

Qui sont les responsables ?

L’IFIM est dirigée par le pasteur Colin Dye de Londres, le pasteur Luc Favre de Haute-Savoie et le pasteur Jean-Hugues Jéquier de Marseille. L’IFIM est affilié aux Églises Elim, une famille d’églises pentecôtistes en France, elle-même reliée aux églises du même nom au Royaume Uni.

L'IFIM a-t-il un niveau universitaire?

L’IFIM n’a pas de niveau universitaire et ses professeurs ne sont pas nécessairement tous universitaires. Le certificat qu’elle offre aux étudiants qui ont accompli leurs études prouvera leur sérieux dans la préparation au ministère et leur servira dans leur futur appel mais ne remplace ni l’appel, ni la reconnaissance de cet appel dans le cadre du corps de Christ.

Enseignants

Jean-Hugues Jéquier

Fondateur de l'IFIM, Pasteur depuis ses 28 ans, et enseignant de la Bible. Marié et de père 3 enfant.

Judith Robertson

Formatrice mobile sur les thèmes de la louange et de la créativité. Mieux connue an tant qu'auteur-compositeur-interprète, Judith Ann Robertson a aussi signé une quarantaine de titres musicaux.